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Petit atlas des couleurs d’eau thermale

Bleu laiteux, vert émeraude, ocre rouille, blanc éclatant : d’où viennent les couleurs spectaculaires de certaines sources ? Un voyage minéral et optique.

Grand Prismatic Spring, Yellowstone, États-Unis
Photo : Grand Prismatic Spring, Yellowstone, États-Unis — Dietmar Rabich / CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

La couleur, une signature

La teinte d’une source raconte sa chimie et sa géologie. Elle vient de trois grandes causes : les minéraux dissous, les micro-organismes qui prospèrent dans l’eau chaude, et la façon dont la lumière est diffusée par de fines particules en suspension.

Le bleu laiteux

Ce bleu opalin, comme celui de certains lagons géothermaux, naît souvent de la silice dissoute : de minuscules particules diffusent la lumière et donnent cette couleur laiteuse presque irréelle. L’eau paraît dense, lumineuse, laiteuse.

Les verts et les couleurs vives

Dans les bassins les plus chauds, ce sont parfois des micro-organismes thermophiles qui colorent les bords en vert, orange ou brun — le spectacle du Grand Prismatic, aux États-Unis, en est l’exemple le plus célèbre. Plus l’eau est chaude au centre, plus la palette se déploie vers l’extérieur.

Le blanc des travertins

Lorsque l’eau calcique dépose son carbonate, elle sculpte des vasques et des terrasses d’un blanc éclatant, comme à Pamukkale. Ici la couleur n’est pas dans l’eau mais dans la roche qu’elle fabrique en s’écoulant.

L’ocre du fer

Les sources ferrugineuses laissent des traînées rouille : le fer dissous s’oxyde au contact de l’air et teinte pierres et rigoles. Chaque couleur est ainsi un indice — apprendre à la lire, c’est déjà comprendre la source avant même d’y entrer.

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