« Kamanlı » dérive de « kaman » — l'arc (arme) en turc d'origine mongole, ou éventuellement un nom de lieu. Dans la nomenclature ottomane des métiers et des corporations militaires, les « kamanlar » (archers) formaient une unité distincte ; un village ou un quartier de kamanlar pouvait accueillir des archers de la garde ou des artisans fabriquant des arcs et des flèches. La tradition de l'archerie turque — l'un des sports équestres fondateurs de l'identité guerrière nomade — survit dans les compétitions de tir à l'arc ottoman (okmeydanı, la « plaine des flèches ») dont Istanbul conserve des stèles de records. Ces bains d'archers rappellent que la corporation, comme la guilde artisanale, se retrouvait au hammam après les exercices.
Le conseil — Hammam Kamanlı (des archers) à Urla, péninsule de Çeşme, İzmir. Les archers (kamancı/kamanlı) constituaient un corps d'élite militaire ottoman. Urla possède plusieurs hammams ottomans dans son quartier historique, à proximité du site archéologique de Klazomènes.