Sur la côte de la mer Noire, dans la province de Giresun, Tirebolu est une petite ville de caractère dont le port abrité et les ruines de son château byzantin accroché aux falaises rappellent les siècles de présence génoise et de commerce maritime dans cette région. Les bains de la ville — un hammam traditionnel — perpétuent une culture du bain turc enracinée profondément dans la vie sociale et rituelle anatolienne.
À 40 °C, les dalles de marbre chauffées du hammam diffusent une chaleur profonde et enveloppante, propice à la détente complète du corps et de l'esprit. Le rite du gommage, du savonnage et du rinçage, pratiqué selon les usages locaux, appartient à une tradition balnéologique turque vieille de plusieurs siècles qui fait du bain collectif bien plus qu'une simple hygiène — un moment de lien social et de rituel culturel.
Le climat maritime humide et doux de la côte pontique crée autour de Tirebolu un paysage de forêts vertes et de vergers de noisetiers — la région produit une part significative des noisettes mondiales. Les falaises côtières, les vieilles maisons ottomanes qui subsistent dans le centre et la sérénité d'une ville encore peu fréquentée par le tourisme de masse font de Tirebolu une étape authentique sur la route des bains de la mer Noire.
Le conseil — Tirebolu est une petite ville portuaire de la côte est de la mer Noire, dans la province de Giresun, perchée sur un promontoire rocheux au pays du thé et de la noisette, où les monts pontiques descendent vers la mer. Ce hammam dessert une communauté de pêcheurs dont l'héritage pontique — la civilisation hellénophone qui prospéra sur la mer Noire pendant 2 500 ans jusqu'à l'échange de populations de 1923 — a laissé des marques profondes dans le folklore, la cuisine et l'architecture de cette étroite bande côtière entre les montagnes et la mer Pontique tempétueuse.