Les Seymen étaient une milice para-militaire anatolienne, particulièrement active à Ankara et dans les provinces du Centre : corps d'élite local qui accompagnait les gouverneurs lors des processions officielles, assurait l'ordre des marchés et représentait la fierté civique des bourgs. La tradition des Seymen survit à Ankara sous forme de cortège folklorique lors des festivités nationales — hommes en costume traditionnel portant l'arquebuse ou le sabre. Le « Seymenlik » (la corporation ou le quartier des Seymen) possédait son propre hammam, lieu de cohésion du corps, de préparation rituelle aux parades et d'entretien de la camaraderie virile que ces milices cultivaient.
Le conseil — Hammam Seymenlik à Milas (Muğla). Les seymens étaient une garde urbaine ottomane chargée du maintien de l'ordre dans les villes. Ce hammam, voisin du Yelli Hamam, témoigne de la densité du patrimoine thermal de Milas, cité carienne qui fut l'une des premières à adopter l'urbanisme ottoman en Égée.