Le hammam du Şeyh (du cheikh, du maître soufi) est un type bien établi dans la topographie spirituelle des villes ottomanes : souvent contigu à une tekke (couvent derviche) ou à un türbe (mausolée) de saint homme, il servait autant de lieu de purification rituelle avant la prière et la dhikr que d'espace de rencontre pour les disciples. En Anatolie, les confréries soufies (Mevlevî, Bektaşi, Halveti, Nakşibendi) géraient souvent des équipements publics — boulangeries, fontaines, hammams — comme actes de bienfaisance (hayır). Le bain du Şeyh était accessible à tous, fidèles et nécessiteux, perpétuant la vision islamique du service communautaire comme forme de culte.
Le conseil — Hammam Şeyh (du cheikh) à Tire, lié à une confrérie soufie locale. Tire comptait plusieurs tekkes (loges soufies) et zâviyes qui avaient leurs propres bains rituels. La région de Tire/Bayındır est une zone de forte tradition soufie ottomane.